Côte d’Ivoire: Rupture collective, « Mabri Toikeusse réunit artistes, athlètes et communicateurs à sa résidence »
Ambiance de ferveur et de reconnaissance, le lundi 9 mars 2026, à la résidence du ministre Albert Mabri Toikeusse. Pour la 21e nuit du Ramadan, l’une des plus sacrées, il a innové en dédiant sa traditionnelle rupture collective du jeûne au monde des arts, de la culture, des sports et de la communication.

C’est désormais une institution à sa résidence à Marcory. Depuis plus de deux décennies, la résidence du ministre Mabri Toikeusse ouvre ses portes durant le mois de Ramadan. Mais cette année, le maître des lieux a insufflé une dynamique nouvelle à ces rencontres : celle de la thématique.
Après un premier iftar réservé au corps diplomatique jeudi dernier, suivi d’une soirée avec les imams et associations islamiques samedi, c’etait au tour des artistes, athlètes, mais aussi patrons de presse et grands reporters étaient réunis autour de l’homme politique.

« Ce soir, nous recevons ceux qui, dans nos ménages, dans nos communautés, au niveau de la nation, nous entretiennent au quotidien par leur perfection, par leur qualité, par leur talent », a lancé Albert Mabri Toikeusse en guise de bienvenue, saluant chacun et chacune des invités.
Le ministre n’a pas manqué de souligner la portée spirituelle de cette rencontre. Se tenant un lundi, elle coïncidait avec la 21e nuit du Ramadan, première nuit impaire de la dernière décade, période où se cache la tant convoitée Nuit du Destin (Laylat al-Qadr).

« C’est la nuit où nous faisons toutes les demandes possibles à Allah », a rappelé le ministre, souhaitant à tous les fidèles de rencontrer la nuit du cadre et de voir l’agrément divin.
Dans un élan œcuménique salué par l’assistance, il a également adressé un message de soutien à la communauté chrétienne, dont le carême se superpose cette année au Ramadan. « Dieu lui-même nous a fait le bonheur de superposer ces deux périodes-là », s’est-il réjoui, invitant à une prière commune pour la Côte d’Ivoire, le président Alassane Ouattara, et pour un monde de paix et de fraternité.
Invité de marque de cette soirée, Amadou Coulibaly, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, a pris la parole pour saluer l’initiative. Dans un registre teinté d’humour et de complicité familiale, il a d’abord tenu à rassurer son grand frère Mabri.

Revenant au sérieux du moment, le porte-parole du gouvernement a salué cette rupture collective devenue un esprit convivial au fil des ans. Il a surtout appuyé l’idée des iftars thématiques, y voyant un puissant vecteur de cohésion sociale.
« C’est une opportunité pour pouvoir échanger sans barrière, sans filtre, sans protocole », a-t-il insisté. « La seule chose qui peut permettre d’éviter ces turbulences, c’est la fraternité. En général, c’est l’ignorance qui est source de méfiance. On se méfie toujours de celui qu’on ne connaît pas. En brisant les barrières, on met un terme à cette méfiance. », a-t-il annoncé.

Au-delà de la rupture du jeûne et des prières, cette soirée restera comme celle d’une promesse. S’adressant directement aux artistes et sportifs, Albert Mabri Toikeusse a annoncé son souhait d’institutionnaliser cette rencontre.
« Nous allons, Inch’Allah, introduire formellement un iftar à l’honneur du monde des arts, de la culture, des sports et de la communication », a-t-il déclaré, promettant de fraterniser et de toucher de près ceux qui entretiennent la nation au quotidien. Une annonce accueillie avec un satisfecit par les nombreux acteurs culturels présents, heureux de voir leur travail reconnu au-delà des scènes et des stades.
La soirée s’est achevée par la rupture collective du jeûne, suivie des prières, dans une ambiance de ferveur et de convivialité, fidèle à l’esprit du mois sacré.



