Côte d’Ivoire : L’OIA Café-Cacao sort du silence, « Pas de crise, pas de conflit, mais une refonte rigoureuse de la filière »

Le 23 avril 2026, face à la prolifération d’informations erronées et de propos mensongers sur la gestion actuelle de la filière café-cacao, l’Organisation Interprofessionnelle Agricole (OIA) a opposé un démenti catégorique, mercredi, par la voix de son vice-président et porte-parole, Doua Blonde Obed.

L’OIA tient d’abord à couper court à toute spéculation : il n’existe aucun malentendu  avec le Conseil du Café-Cacao. Les deux entités, assure le communiqué, œuvrent en parfaite synergie sous l’autorité des plus hautes instances de l’État pour une gestion transparente et efficace de la filière.

Autre clarification majeure : Monsieur Siaka Diakité demeure pleinement et légitimement le président de l’OIA Café-Cacao, sans aucune contestation valide. Il exerce ses fonctions « conformément aux textes en vigueur », balayant ainsi les rumeurs d’une vacance ou d’une contestation interne à la tête de l’interprofession.

L’OIA dément formellement toute « crise dans la gestion des volumes de cacao », notamment concernant l’enlèvement des stocks résiduels. Les allégations de dysfonctionnement ou de mauvaise gouvernance sont, selon elle, infondées .

En réalité, les récentes tensions proviendraient d’un dispositif d’assainissement imposé par les autorités compétentes, dont les règles sont pourtant claires et connues de tous :

  • inventaire préalable obligatoire des stocks ;
  • justification de la détention réelle des volumes déclarés ;
  • capacité minimale de 40 tonnes en magasin pour être éligible aux opérations.

Des acteurs pris la main dans le sac

L’interprofession va plus loin : certaines critiques émaneraient d’acteurs qui auraient volontairement dissimulé leurs stocks lors des inventaires. L’exemple est frappant : des quantités initialement déclarées entre 2 et 17 tonnes ont, après contrôle, révélé des volumes réels de 80 à 100 tonnes entreposés dans les mêmes magasins.

Ces pratiques, dénonce l’OIA, sont contraires aux principes de transparence et d’équité et expliqueraient en grande partie les campagnes de désinformation en cours.

La filière se trouve actuellement dans la phase des derniers enlèvements des stocks résiduels concernés, avant de basculer pleinement sur la préparation de la petite campagne. L’OIA insiste : tout cela se fait dans l’intérêt exclusif des producteurs, socle et priorité des politiques menées.

En conclusion, l’OIA Café-Cacao appelle l’ensemble des acteurs et l’opinion publique à faire preuve de discernement face à des tentatives de manipulation visant à préserver des intérêts particuliers. Message du vice-président Doua Blonde Obed : « La filière avance, les réformes sont en marche, et elles se poursuivront avec détermination. »

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