Côte d’Ivoire : La DGI affiche une croissance de 18,8 % et vise le cap des 6 000 milliards de FCFA pour 2026
Ce vendredi 23 octobre 2026, la Direction Générale des Impôts (DGI) a tenu, ce vendredi 23 octobre 2026, au Radisson Blu Hôtel Abidjan Airport, son séminaire bilan du troisième trimestre. Cette rencontre de travail, présidée par M. Vassogbo Bamba, Directeur de Cabinet Adjoint, représentant le Ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, M. Adama Coulibaly, a permis de dresser un état des lieux des performances de l’administration fiscale et de fixer le cap pour le dernier trimestre de l’année.

Réunissant l’ensemble du Comité de Direction élargi, des sous-directeurs et chefs de service, ce conclave a été l’occasion pour le Directeur Général des Impôts, M. Sié Abou Ouattara, de saluer des résultats quasi réussis et de réaffirmer l’ambition de l’administration de franchir la barre symbolique des 6 000 milliards de FCFA de recettes pour l’année 2026.
Au cœur des discussions, l’analyse des chiffres du troisième trimestre a révélé une dynamique positive. Sur la période, la DGI a mobilisé 1 476,2 milliards de FCFA de recettes brutes pour un objectif de 1 504,4 milliards, soit un taux de réalisation de 98,1 %. Ce résultat affiche une hausse remarquable de 227,5 milliards de FCFA (+18,2 %) par rapport à la même période de l’année précédente.
Cette tendance haussière se confirme sur les neuf premiers mois de l’année. À fin septembre 2026, les recettes cumulées s’élèvent à 4 469,2 milliards de FCFA, représentant 99,5 % de l’objectif assigné. Comparativement aux résultats de 2025, cela constitue une progression de 708,7 milliards de FCFA, soit un taux de croissance de 18,8 %.

« Je voudrais vous féliciter pour cette performance quasi réussie. Il s’en est fallu de peu pour que nos chiffres soient totalement alignés », a déclaré le Directeur Général, M. Sié Abou Ouattara, tout en appelant à des « efforts complémentaires » pour une pleine exploitation du potentiel fiscal. Ce dernier a souligné que le taux de réalisation de 99,5 % indique que des marges de manœuvre subsistent pour atteindre, voire dépasser, les objectifs.
Le thème technique retenu pour ce séminaire, « Bilan du contrôle fiscal : résultats, difficultés et propositions d’amélioration », a été présenté comme un levier stratégique par le Directeur Général. M. Ouattara a plaidé pour un changement de paradigme dans cette mission régalienne, désormais basée sur des outils d’analyse de risque plutôt que sur des propositions des services gestionnaires.
« Le contrôle fiscal permet d’assurer l’équité et l’égalité de tous les citoyens devant l’impôt. C’est aussi une condition d’une saine concurrence entre les entreprises », a-t-il insisté. Il a également annoncé la transformation des brigades de contrôle pour une plus grande polyvalence et une coordination accrue via la Direction des Enquêtes, du Renseignement et de l’Analyse de Risque (DERA), afin d’éviter tout sentiment de « harcèlement fiscal » chez les contribuables.
Pour sa part, le représentant du Ministre, M. Vassogbo Bamba, a réaffirmé le soutien du gouvernement à cette initiative. Il a souligné que le contrôle fiscal est « un moyen de rétablir la justice et l’équité fiscale » et a encouragé la DGI à analyser objectivement ses pratiques pour améliorer l’efficacité de ses missions.
Pour le dernier trimestre de l’année 2026, l’objectif de recettes de la DGI est fixé à 1 400,0 milliards de FCFA, soit une hausse de 263,1 milliards par rapport aux recouvrements de la même période en 2025. Pour y parvenir et combler le gap accumulé, la DGI a élaboré un plan spécial pour le renforcement de la mobilisation des recettes.
Ce plan repose sur plusieurs axes, notamment le traitement diligent des dossiers en contentieux, le renforcement du recouvrement des arriérés d’impôts de 2025 et des années antérieures, ainsi que l’amélioration du recouvrement suite aux contrôles fiscaux.

M. Vassogbo Bamba a salué l’engagement pris par le Directeur Général d’atteindre les 6 000 milliards de FCFA, rappelant que les prévisions pour le trimestre s’évaluent à 1 531 milliards de FCFA si l’on y ajoute le gap à combler. « Ces prévisions nous paraissent atteignables si vous redoublez d’efforts », a-t-il déclaré, tout en rappelant les ambitions du Plan National de Développement (PND) 2026-2030, qui compte sur les recettes fiscales pour financer 30 % de son budget global.
Le séminaire a également été marqué par un hommage rendu à la mémoire de la Directrice Générale Adjointe, disparue récemment, et par la présentation des nouvelles recommandations issues des séminaires précédents, notamment sur l’amélioration du rendement des impôts leaders et la mise en œuvre de la facture normalisée électronique.
Clôturant les travaux, le Directeur Général Sié Abou Ouattara a pris l’engagement, au nom de tous les agents de la DGI, d’atteindre les objectifs de recettes assignés et de franchir le cap des 6 000 milliards de FCFA. « C’est sur cette note d’espoir et de conviction que je voudrais clore mon propos », a-t-il conclu, appelant à un excellent séminaire et à des travaux fructueux pour l’avenir de l’administration fiscale ivoirienne.



