Quelques jours après la chute de Kaboul, l’ambassadeur d’Afghanistan en France sans détour, « Les Talibans n’ont aucune légitimité »

Quelques jours après que l’Afghanistan soit tombé aux mains des talibans à la suite de la prise de la capitale Kaboul, plusieurs dirigeants européens estiment que ces derniers ont gagné la guerre, et que l’autoproclamé Émirat islamique d’Afghanistan devra désormais faire ses preuves.

Une direction qui n’est pas du goût de Mohammad Homayoon Azizi, ambassadeur de la République islamique d’Afghanistan en France, qui à l’antenne de BFMTV a appelé la communauté internationale à réagir rapidement.

« Nous représentons ici la République Islamique d’Afghanistan parce que notre gouvernement appuie sa légitimité sur une élection démocratique. Dû aux circonstances récentes, notre président a dû quitter le pays, mais c’est encore le gouvernement légitime selon le droit international », martèle-t-il, rappelant que « selon le droit international lorsqu’un pays, un territoire est capturé par des forces armées, celles-ci n’ont aucune légitimité nationale ou internationale. »

Interrogé sur qui il représente actuellement, le pouvoir élu ou les talibans, ce dernier a d’ailleurs une réponse claire et définitive.

« Je représente ici la République Islamique d’Afghanistan et non pas l’administration actuelle, car celui-ci n’a aucune légitimité. Ils ont essayé par la force de forcer notre président à renoncer à son poste afin d’obtenir une légitimité, c’est ce qu’on fait les talibans ces derniers mois », ajoute-t-il.

Dans la suite de son propos, Mohammad Homayoon Azizi a, à plusieurs reprises, tancé la communauté internationale qui selon lui a laissé les talibans s’emparer du pouvoir. « Comment arrive-t-on au pouvoir par la force, est-ce acceptable? Comment la communauté internationale peut-elle accepter qu’un pays soit pris par la force », poursuit-il.

« Nous attendions de la France qu’elle accomplisse ses responsabilités et obligations internationales car elle en a vis à vis des états qui affrontent des menaces et des problèmes », a-t-il poursuivi. « Nous attendons que la France défende les valeurs démocratiques et les droits de l’homme et les valeurs comme les droits des femmes et des enfants.

Avec bfmtv.com

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