Éliminatoires CAN 2027 : La Côte d’Ivoire renverse la résistance somalienne dans les dernières minutes 

Longtemps accrochés par la Somalie, les Éléphants ont finalement trouvé la faille ce mardi 29 septembre au stade Félix-Houphouët-Boigny d’Abidjan. Pour leur entrée en lice dans les éliminatoires de la CAN 2027, les Ivoiriens se sont imposés 2-0 grâce à deux buts inscrits en fin de rencontre par Yan Gboho, qui disputait son premier match sous le maillot national, et Bazoumana Touré.

Face à un adversaire regroupé et discipliné, les Ivoiriens ont peiné à trouver des solutions. La Somalie, très défensive, a réussi à contenir les hommes d’Hervé Renard pendant plus de 45 minutes. Le sélectionneur ivoirien n’a pas caché sa déception au retour des vestiaires : « J’ai eu une première mi-temps poussive, avec beaucoup de suffisance et de maladresse. » À la pause, son message a été direct. Selon lui, il fallait hausser le rythme, faute de quoi la victoire ne viendrait pas.

La seconde période a été plus convaincante. À force d’attaques répétées, de corners et de seconds ballons, les Ivoiriens ont fini par user une équipe somalienne de plus en plus fatiguée. Le verrou a sauté à la 88e minute, avant un second but inscrit dans le temps additionnel. « Comme beaucoup de fois dans le football moderne, les matchs se jouent dans les cinq dernières minutes », a analysé Hervé Renard, qui a salué une équipe adverse très vaillante.

Le technicien a aussi retenu un point positif : les deux buts sont l’œuvre de joueurs entrés en cours de jeu. « C’est un groupe qui vit, il y a de la concurrence, il y a une bonne énergie entre eux », a-t-il souligné, tout en prévenant que chacun serait remis en question.

En conférence de presse, la question des attaquants axiaux a été posée. Depuis la Coupe du monde, les numéros 9 ivoiriens peinent à trouver le chemin des filets. Le sélectionneur a plaidé pour la patience, sans fermer la porte à d’autres profils : « À chaque nouveau rassemblement, il y aura peut-être une nouvelle liste. Ça dépendra des performances en club. »

Hervé Renard a refusé de faire des attaquants les seuls responsables. Selon lui, ils n’ont pas toujours été bien servis. Il a évoqué une occasion en première période où un joueur, seul face au but, a frappé sur le gardien par précipitation. Il a pointé un manque de coordination entre les centres et les attaquants : « Beaucoup de centres, mais pas assez de présence. » Les trente derniers mètres seront, selon lui, un chantier prioritaire. « Le constat que vous faites est réel. On ne va pas faire semblant de ne pas le voir, mais il faut persévérer », a-t-il conclu, rappelant que plusieurs attaquants, après des débuts difficiles, sont devenus très efficaces.

Du côté somalien, le sélectionneur Yusuf Ali Nur a reconnu que son équipe avait opté pour une approche défensive et qu’elle avait tenu jusqu’à ce que la fatigue se fasse sentir, vers la fin du match. Il a déploré des buts très tardifs, tout en gardant le sourire. Il a rappelé que son groupe est jeune, qu’il découvre les phases qualificatives de la CAN et que se mesurer à de grandes nations comme la Côte d’Ivoire est déjà une source d’apprentissage.

Il a expliqué que ses joueurs avaient disputé un match très intense quelques jours plus tôt, puis effectué un voyage de plus de 24 heures pour rejoindre Abidjan. Il s’est toutefois refusé à s’abriter derrière cette excuse : « On est là pour apprendre avant tout. »

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