Côte d’Ivoire : Une nuit étoilée au palais de la culture, « Plus de 5 000 personnes fêtent le Mawlid dans un élan d’unité »
Sous les majestueuses voûtes du Palais de la Culture de Treichville, le samedi 6 décembre, ce n’était pas seulement la naissance du Prophète Muhammad (Paix et Salut sur Lui) qui était célébrée, mais aussi les vertus cardinales de la nation ivoirienne : la paix, l’unité et le vivre-ensemble. La 20ᵉ édition du Mawlid, événement d’une portée spirituelle et sociale exceptionnelle, a rassemblé une foule impressionnante de plus de 5 000 personnes, créant une atmosphère à la fois fervente et fraternelle.

Au cœur de cette célébration, une invitée d’honneur dont la présence symbolisait le pont entre les traditions et la modernité : Sa Majesté Nana Kyeremaa Tua Abrafikoto, Reine Mère, femme de paix et de rassemblement. Son allocution, empreinte de gravité et d’émotion, a donné le ton de la soirée, placée sous le signe de la Paix et la cohésion sociale en Côte d’Ivoire.
D’entrée, la Reine Mère a exprimé sa gratitude envers les organisateurs, saluant avec déférence la famille Cheick Aboubakar Konaté, Grand Imam de la Grande Mosquée de Treichville et Président National de l’OEECI, ainsi que le Professeur Mohammed Konaté, Grand Imam de Koumassi, qu’elle nomme affectueusement sa famille adoptive. « Une invitation empreinte de respect, de fraternité et de spiritualité », a-t-elle déclaré, soulignant la dimension profondément humaine de ce rassemblement.
Elle a également salué la présence remarquée des hautes autorités religieuses, des personnalités politiques, coutumières et traditionnelles, un microcosme de la société ivoirienne réuni pour un même objectif. La foule compacte et recueillie, venue de toutes les communes, a offert un spectacle éloquent de la vitalité de la foi et de l’engagement citoyen.
Le thème de cette édition anniversaire n’a pas été choisi au hasard. Dans un monde en quête de repères, le message du Prophète Muhammad (PSL), a rappelé Sa Majesté, « demeure une lumière vivante, un appel constant à la paix, à la justice et à la solidarité entre les peuples ». Elle a insisté sur les valeurs de dialogue, de tolérance, d’amour du prochain et de respect mutuel comme seuls antidotes aux fractures sociales.

« En ces temps où le monde a plus que jamais besoin de repères, résonne profondément avec les valeurs que nous partageons », a-t-elle affirmé, faisant écho aux préoccupations de nombreux fidèles et leaders présents.
Dans un passage fort de son discours, Nana Kyeremaa Tua Abrafikoto a clarifié son rôle et sa mission. Se définissant comme femme de paix et de rassemblement, elle a renouvelé son engagement public à œuvrer, aux côtés des leaders religieux, traditionnels et communautaires, pour des objectifs précis et tangibles :
- Le renforcement de la cohésion sociale.
- La préservation de l’unité intercommunautaire.
- La transmission des valeurs de paix aux générations futures.
Cet engagement positionne la Reine Mère non pas comme une figure symbolique distante, mais comme une actrice de terrain, une facilitatrice du dialogue entre les différentes sphères d’influence de la nation.
La conclusion de son allocution a pris la forme d’une prière solennelle, un vœu partagé par toutes les personnes présentes : « Que Dieu Tout-Puissant bénisse la Côte d’Ivoire, protège ses fils et ses filles, et nous accorde la sagesse de bâtir ensemble une nation forte, solidaire et fraternelle. »
Cette 20ᵉ édition du Mawlid à Treichville restera dans les annales comme bien plus qu’une cérémonie religieuse. Elle fut un moment de convergence nationale, une démonstration éclatante de la capacité des Ivoiriens à se rassembler au-delà des différences. Sous la houlette des imams Konaté et avec la participation éminente de la Reine Mère Nana Kyeremaa Tua Abrafikoto, la spiritualité s’est au service du projet commun : bâtir, jour après jour, une Côte d’Ivoire pacifiée et unie.



