Côte d’Ivoire : Salon des Infrastructures d’Abidjan (SIA2026), « La SCA fait la promotion de son ciment bas carbone ECO 32.5 par une présentation sans pareille »
La Société des Ciments d’Abidjan (SCA), a fait de la qualité et de la construction durable, l’axe de sa participation, au Salon des Infrastructures d’Abidjan (SIA). Ce samedi, elle a présenté son nouveau ciment bas carbone ECO 32.5 lors d’une démonstration en conditions réelles. La veille, un panel consacré aux solutions cimentières avait déjà donné lieu à des échanges techniques.

Sur le site du Parc des Expositions d’Abidjan-Port-Bouët, professionnels du bâtiment et visiteurs ont suivi les étapes d’un chantier de maçonnerie traditionnelle : préparation du mortier, confection de briques, puis montage d’un mur. La SCA voulait ainsi illustrer, au-delà des discours, les usages concrets d’un ciment conçu pour la maçonnerie courante.
Cette séance pratique prolongeait les explications données la veille par Hassen Challouf, responsable du laboratoire, de la qualité des produits, du service technique et du suivi des clients. « Pour avoir une construction durable, il faut avoir un bon ciment », avait-il affirmé pendant le panel.
Avant de commencer, les participants ont pu observer le contenu du sac et la teinte claire du ciment. M. Challouf en a profité pour corriger une idée répandue : un ciment clair ne serait pas moins résistant. Pour la SCA, la couleur ne suffit pas à juger la qualité ou la résistance d’un ciment.
Le choix du produit doit aussi s’accompagner d’un dosage et d’une mise en œuvre adaptés, a souligné la SCA.

La SCA a voulu dissiper un malentendu : la mention 32.5 désigne une classe de résistance, et non un produit de qualité inférieure. Cette classe s’apprécie en fonction de l’usage prévu.
Selon la société, le 32.5 convient à la maçonnerie courante, au crépissage, aux enduits, à la fabrication d’agglos, aux petites chapes et à certains travaux de finition, dès lors que les exigences de l’ouvrage correspondent à ses caractéristiques.
Le crépissage a occupé une large part des échanges. Le directeur général adjoint de la SCA, Soro Nagolo, a rappelé que les ciments à haute résistance ne sont pas destinés à tous les usages. Pour ces travaux, la société recommande un ciment 32.5 adapté.
Le 42.5 vise les ouvrages qui exigent de plus fortes performances mécaniques. Le 32.5 trouve sa place dans la maçonnerie courante et les finitions. Dans la gamme de la SCA, le CEM VI 42.5 est ainsi associé aux travaux en béton demandant une résistance plus élevée, tandis que l’ECO 32.5 s’oriente vers la maçonnerie courante, le crépissage et les enduits.
Selon la société, cette complémentarité permet de couvrir plusieurs segments de la construction, en adaptant le produit à l’ouvrage.
Elle invite ainsi professionnels et particuliers à ne pas retenir systématiquement la classe de résistance la plus élevée. Soro Nagolo a rappelé que de nombreux bâtiments construits à Abidjan ces dernières décennies l’ont été avec du ciment 32.5. Pour les responsables de la SCA, une résistance supérieure ne garantit pas à elle seule une meilleure construction. L’enjeu est d’utiliser le matériau de façon appropriée.

L’ECO 32.5 est présenté comme une solution pour les constructions durables. Il répond à un double objectif : servir des travaux courants tout en réduisant son empreinte carbone.
L’enjeu environnemental a tenu une place importante dans les explications de M. Challouf. La fabrication du clinker, composant essentiel du ciment, exige une cuisson à très haute température et constitue une source majeure d’émissions de CO₂. Réduire la quantité de clinker est donc l’un des leviers pour limiter ces émissions.
Selon la société, des calculs réalisés par un bureau extérieur indiquent que la baisse des émissions de CO₂ peut atteindre 51 % pour son ciment bas carbone de classe 32.5. C’est l’un des principaux arguments avancés autour de ce produit.
Le ciment figure parmi les matériaux les plus utilisés au monde, et sa production génère d’importantes émissions de CO₂, notamment à cause du clinker. La SCA voit dans le développement de ciments bas carbone une réponse aux nouvelles exigences auxquelles les acteurs de la construction sont confrontés. Elle souligne aussi que les grands projets accordent une attention croissante aux solutions qui réduisent leur empreinte carbone.

À travers ce rendez-vous, la SCA a voulu donner une dimension concrète à son discours sur la construction durable. L’ECO 32.5 n’est pas présenté comme un simple ajout à la gamme, mais comme un produit qui associe usage approprié, qualité de mise en œuvre et réduction des émissions.



