Côte d’Ivoire : Après l’Hémicycle, le terrain, « Les députés RHDP à l’écoute des préoccupations locales »
Après les travaux de l’Hémicycle, place au terrain. Du 1er au 5 septembre 2026, les députés du Groupe parlementaire RHDP ont poursuivi leur tournée nationale de restitution des travaux de la première session ordinaire de l’année. Du Gôh au Bounkani, en passant par le Gbôklè et San Pedro, les élus ont multiplié les rencontres avec les populations, les acteurs locaux et les responsables administratifs.

À travers cette démarche, le Groupe parlementaire RHDP entend faire du mandat parlementaire un exercice qui ne se limite pas aux débats et aux votes à l’Assemblée nationale. Il s’agit également de retourner vers les citoyens, de rendre compte du travail accompli, d’expliquer les réformes adoptées et, surtout, d’écouter les préoccupations exprimées dans les différentes régions.
Cette nouvelle séquence de la tournée a ainsi permis de confronter les orientations nationales aux réalités locales, avec des problématiques différentes selon les territoires, mais une même volonté : rapprocher davantage l’action parlementaire des populations.
Première étape de cette mission, la région du Gôh a accueilli, du 1er au 3 septembre, une délégation conduite par l’honorable Touré Flanizra.
Les échanges avec les populations ont notamment été dominés par la question de l’emploi et de l’insertion des jeunes. Les représentants de la jeunesse ont plaidé pour un renforcement des dispositifs de financement et d’accompagnement afin de faciliter l’accès à l’emploi et de stimuler l’entrepreneuriat local.
Les discussions ont également porté sur plusieurs préoccupations liées au développement de la région. L’état des infrastructures routières, l’accès à l’eau potable et à l’électricité, les équipements sanitaires et scolaires, l’agriculture, l’autonomisation des femmes ainsi que le développement des activités économiques locales ont figuré parmi les sujets évoqués.
La mission parlementaire a également effectué des visites dans plusieurs communautés de Gagnoa et sur différents sites abritant des réalisations publiques, notamment dans le domaine des infrastructures routières.
Une manière, pour les élus, de confronter les politiques publiques aux réalités quotidiennes des populations et de mieux mesurer les attentes exprimées sur le terrain.
Dans le Gbôklè, la mission du Groupe parlementaire RHDP, menée du 2 au 4 septembre, avait une particularité : elle était entièrement composée de femmes.
La délégation était conduite par la vice-présidente de l’Assemblée nationale, Traoré Fatoumata épouse Diop, accompagnée des honorables Kadidja Diarra et Guéi Mireille.
Les trois parlementaires ont présenté aux populations les principales actions menées au cours de la première session ordinaire de 2026, notamment les textes adoptés et les réformes engagées.
Au-delà de cette restitution, les échanges ont permis aux populations d’exposer leurs préoccupations et de faire le point sur les conditions de mise en œuvre des politiques publiques dans leur région.
La question de la participation des femmes à la vie publique et leur contribution au développement local a également occupé une place importante au cours des échanges. Cette étape a ainsi mis en lumière le rôle croissant des femmes dans la représentation politique et dans les dynamiques de développement territorial.
Du 3 au 5 septembre, la tournée s’est poursuivie dans la région de San Pedro sous la conduite de l’honorable Koné Aboubacar Sidiki.
Plusieurs secteurs stratégiques ont été examinés au cours des échanges, notamment l’agriculture, l’élevage, la pêche, le foncier rural, les PME et ETI ainsi que les perspectives liées au Plan national de développement.
Les acteurs du monde agricole ont notamment évoqué la question de la fiscalité appliquée aux intrants et aux produits destinés à l’alimentation animale. La réduction de la TVA de 18 % à 9 % a été saluée, même si certains participants ont estimé que cette mesure devait être accompagnée d’autres mécanismes afin de répondre durablement aux difficultés rencontrées par le secteur.
La biosécurité, la protection du cheptel, le développement des cultures vivrières et l’insertion professionnelle des jeunes ont également été au centre des discussions.

La délégation parlementaire a ensuite effectué plusieurs visites de terrain, notamment à la préfecture de San Pedro, dont le chantier avait débuté en 1997 avant d’être interrompu en 1999. Depuis 1985, les services préfectoraux occupent les locaux de la sous-préfecture. La reprise et l’achèvement de cette infrastructure constituent donc une attente importante exprimée au niveau local.
Autre temps fort : la visite du Port de San Pedro. Créée dans le prolongement de l’action de l’ARSO en 1968 et inaugurée en 1972, la plateforme portuaire constitue aujourd’hui l’un des principaux moteurs de l’activité économique du Sud-Ouest ivoirien.
Accueillis par le directeur général du Port de San Pedro, M. Dally, les parlementaires ont été informés des principaux projets destinés à renforcer les capacités de la plateforme. Il s’agit notamment de la transformation et de l’extension du terminal à conteneurs, du développement des réseaux routier et ferroviaire, du renforcement du terminal de pêche, de l’extension des capacités portuaires ainsi que du projet d’implantation d’une seconde raffinerie.
Cette immersion a permis aux élus de mieux cerner les enjeux liés à la compétitivité du port, mais également les opportunités qu’il représente en matière d’investissements, d’activités économiques et de création d’emplois.
Dernière étape de cette séquence, la région du Bounkani a accueilli, du 3 au 5 septembre, une délégation conduite par le vice-président de l’Assemblée nationale, l’honorable Abdoulaye Karim Diomandé, aux côtés notamment des députés Abadi Miezan Charles et Yacouba Koné.
Les échanges ont notamment porté sur les projets inscrits au Plan national de développement 2026-2030 et concernant la région.
Mais une préoccupation locale a particulièrement retenu l’attention : l’orpaillage artisanal illégal.
Les populations ont fait part de leurs inquiétudes face aux conséquences de cette activité sur l’environnement, les terres, les ressources naturelles et, plus largement, sur leur cadre de vie. Les échanges ont permis aux parlementaires de recueillir directement les préoccupations des communautés et d’évoquer les enjeux liés à la préservation des ressources et au développement durable de la région.
D’autres questions d’intérêt régional et national ont également été abordées au cours de cette étape.
À travers les étapes du Gôh, du Gbôklè, de San Pedro et du Bounkani, le Groupe parlementaire RHDP entend ainsi inscrire la restitution parlementaire dans une logique de proximité et de dialogue permanent avec les populations.

L’exercice ne consiste donc pas seulement à présenter le bilan des travaux de l’Assemblée nationale. Il offre également aux députés l’occasion de recueillir les préoccupations des territoires, d’identifier les difficultés rencontrées par les communautés et de mieux apprécier l’impact concret des politiques publiques.
Au terme de cette nouvelle séquence, les participants ont salué la démarche et souhaité sa pérennisation à l’issue de chaque session parlementaire.
Une attente qui traduit, au-delà de la restitution des textes votés, l’importance accordée au dialogue entre les élus et les populations. Car entre l’Hémicycle et les territoires, le lien démocratique se nourrit aussi de présence, d’écoute et de proximité.



