Côte d’Ivoire : L’UNICEF et la Fondation Maarif scellent un partenariat stratégique pour l’éducation des enfants

Un vent d’espoir a soufflé ce mardi 07 avril 2026 au siège de l’UNICEF Côte d’Ivoire. Les représentants de l’UNICEF et ceux de la Fondation Maarif ont paraphé un protocole d’entente historique, scellant une alliance stratégique au service de la jeunesse ivoirienne. Une signature qui, au-delà des discours, jette un pont entre deux visions complémentaires : celle de la protection et de l’apprentissage pour chaque enfant, et celle de l’éducation d’excellence en environnements sécurisés.

Devant une assemblée mêlant experts, partenaires et acteurs de terrain, M. Jean François Basse, représentant résident de l’UNICEF Côte d’Ivoire, a ouvert les échanges avec une gravité teintée d’optimisme : « Ce moment marque une étape importante, non seulement pour nos deux institutions, mais surtout pour les enfants et les jeunes de Côte d’Ivoire, à qui nous devons les meilleures opportunités d’apprentissage, d’épanouissement et de participation citoyenne. » Il a rappelé que l’UNICEF œuvre dans le pays depuis 1995, tandis que la Fondation Maarif, présente à l’international, porte une éducation de qualité dans des cadres structurés.

Le protocole n’est pas né d’une heureuse coïncidence. M. Coşkun Yilmaz, représentant pays et directeur de la Fondation Maarif en Côte d’Ivoire, a tenu à saluer la patience et l’engagement des équipes : « Nous avons pris du temps, environ un an, à travailler ensemble sur ce protocole. L’année dernière, nous avons organisé le plus grand festival de technologie en Afrique, ici en Côte d’Ivoire, et l’UNICEF était déjà à nos côtés. Aujourd’hui, nous franchissons un cap. »

L’accord s’articule autour de plusieurs axes majeurs, alignés sur les priorités nationales. En premier lieu, la promotion des filles et jeunes femmes dans les filières scientifiques et technologiques, afin de réduire les inégalités de genre et d’élargir leurs perspectives professionnelles. Ensuite, le renforcement de la participation citoyenne via U-Report, la plateforme qui compte déjà plus de trois millions de jeunes adolescents en Côte d’Ivoire. « Donner davantage de poids à leur voix avec la Fondation Maarif revient à en faire de véritables acteurs de changement », a souligné M. Basse.

Le partenariat prévoit également le soutien à des événements éducatifs majeurs : Journée des enfants, Journée des filles, Fête de la science. Autant d’occasions de promouvoir la culture de l’apprentissage, valoriser les talents et mobiliser les communautés. Mais l’ambition va plus loin : des formations pratiques, du réseautage et un accès à des opportunités professionnelles seront proposés, en particulier aux adolescents les plus vulnérables, pour favoriser leur autonomie et leur épanouissement.

Au cœur de cette alliance, un principe fondamental : le partage d’expertise, de connaissances et d’outils. « Un partenariat n’a de véritable valeur que s’il place l’enfant au centre, s’il répond concrètement à ses besoins, s’il ouvre des portes », a insisté Jean François Basse.

M. Coşkun Yilmaz, sobre et ému, a conclu sur une note de fête et de détermination : « Ensemble, nous allons atteindre les objectifs. L’accès aux bonnes personnes, les enfants est notre point commun. Aujourd’hui est un jour de fête, mais demain commence le travail. »

Ce protocole d’entente, qualifié de pont par les deux parties, relie désormais les expertises turque et onusienne au chevet des défis éducatifs ivoiriens. Reste à transformer les belles paroles en actes concrets, durables et visibles sur le terrain. Les enfants de Côte d’Ivoire, premiers bénéficiaires de cette union, attendent désormais que ce pont ne soit pas seulement une promesse, mais une route.

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