Côte d’Ivoire : La Tabaski des enfants à abidjan, « Un engagement commun de l’UNICEF et de la communauté musulmane en faveur des droits de l’enfant »
En marge de l’Aïd el-Kébir, l’édition 2026 de la Tabaski des Enfants a pris une dimension historique. Portée par des femmes musulmanes de Riviera 3, soutenue par l’UNICEF et honorée par un conseiller spécial du président de la République, cette célébration a mêlé foi, civisme et engagement républicain en faveur de la jeunesse ivoirienne.

Le samedi 13 juin 2026, les pelouses de l’Ivoire Golf Club de Cocody-Riviera ont changé de visage. Elles n’accueillaient ni compétition ni réception officielle, mais des centaines d’enfants, venus en habits de fête, pour une édition pas comme les autres de la Tabaski des Enfants. Organisée par l’Association des Femmes Musulmanes de la Riviera 3 (AFMR3) et le Conseil exécutif de la mosquée locale, la manifestation a franchi un cap : celui d’une véritable alliance institutionnelle entre la Présidence de la République, l’UNICEF et les acteurs religieux.
La présence de Monsieur le Conseiller spécial du Président de la République en charge des Cultes a d’emblée signalé l’importance accordée par l’exécutif à ces initiatives de proximité. À ses côtés, un parterre de personnalités religieuses et associatives, dont la Présidente de l’Association des Femmes Musulmanes de Côte d’Ivoire (AFMCI) , qui avait accepté d’être la marraine de cette journée.
Dans une allocution empreinte de solennité et de tendresse, la marraine a rappelé que la Tabaski des Enfants n’est pas un simple divertissement. « C’est une plateforme d’éducation, un ancrage où nous transmettons à nos enfants les valeurs de foi, de solidarité, de partage et de civisme », a-t-elle insisté, saluant au passage la constance de l’AFMR3 et le soutien institutionnel fort de l’UNICEF et de la Présidence.

Un message prolongé par Dr El Hadj Fadiga, chef de la section santé de l’UNICEF, qui s’exprimait solennellement au nom du représentant résident de l’institution en Côte d’Ivoire, M. Jean-François Basse. Devant un parterre d’enfants qu’il a qualifiés de « rois et reines de cette magnifique journée », le docteur Fadiga a tissé un lien direct entre l’esprit de l’Aïd, sacrifice, foi, solidarité et les droits fondamentaux de l’enfant.
« Les valeurs de partage résonnent profondément avec la mission de l’UNICEF : veiller à ce que chaque enfant, sans distinction, grandisse dans la dignité, l’amour, la sécurité et la paix. En voyant ce programme si riche récitation, chants, civisme nous touchons du doigt le droit à l’éducation, à l’épanouissement culturel, et le principe de ne laisser aucun enfant de côté. »
Si l’éclat de la cérémonie doit beaucoup à ses illustres invités, ses racines plongent dans le travail quotidien des femmes de Riviera 3. La présidente de l’AFMR3 n’a pas caché sa fierté : « Voir les sourires sur les visages de nos enfants renforce notre conviction : l’éducation et la protection d’un enfant sont l’affaire de tous. Mamans, leaders religieux, autorités nationales et partenaires internationaux : ensemble, nous bâtissons un cadre bienveillant. »
Cette philosophie s’est concrétisée tout au long de la matinée. Les enfants se sont succédé sur une petite scène pour des quiz sur les symboles de la République, des épreuves de mémorisation spirituelle et des chants traditionnels, sous le regard bienveillant des notables. Puis vint le moment le plus attendu : la grande distribution de cadeaux, accueillie par des cris de joie et des éclats de rire.

Alors que la fête de l’Aïd el-Kébir s’apprête à réunir des millions de familles à travers le pays, les organisateurs ont formulé un vœu commun : que l’esprit de cohésion et de solidarité manifesté lors de cette journée inspire chaque foyer ivoirien.
Pour l’UNICEF, ce partenariat inédit avec la communauté musulmane locale ouvre une voie prometteuse. « Le travail que vous faites au niveau communautaire est le socle invisible sur lequel se bâtit l’avenir de la Nation », a conclu le docteur Fadiga. Un message que la marraine de la cérémonie a résumé d’une formule devenue, ce jour-là, le leitmotiv de tous : « Investir dans l’enfance n’est pas seulement un devoir moral, c’est le plus sûr des investissements pour un monde de paix. »
La Tabaski des Enfants 2026 restera, sans doute, comme l’édition où les fronts se sont effacés devant l’essentiel : la joie et la dignité des plus petits.



