Côte d’Ivoire : Hadj 2026, « La Mecque m’a appris que devant Dieu, nous sommes tous égaux », confie Sanogo Issa

De retour du pèlerinage à La Mecque, le président du Conseil supérieur des conducteurs professionnels de Côte d’Ivoire, Sanogo Issa, livre un témoignage empreint de spiritualité, d’humilité et d’espérance. Dans un entretien accordé le lundi 6 juillet 2026 à son bureau, il revient sur cette expérience qu’il qualifie de profondément transformatrice. Il adresse également un message aux conducteurs, aux futurs pèlerins et à l’ensemble des Ivoiriens, appelant à la paix, à la solidarité et au vivre-ensemble.

Le regard est serein, la voix posée et les mots empreints d’une profonde émotion. Quelques jours seulement après son retour du pèlerinage à La Mecque, Sanogo Issa, président du Conseil supérieur des conducteurs professionnels de Côte d’Ivoire et secrétaire général du Groupement national des travailleurs de Côte d’Ivoire, affirme être revenu transformé par cette expérience spirituelle.

« On ne peut pas raconter La Mecque, il faut la vivre pour la comprendre », lance-t-il d’emblée. Pour lui, les mots ne suffisent pas à traduire ce que ressent un croyant ayant accompli le cinquième pilier de l’islam. Il formule d’ailleurs un vœu : que chaque musulman puisse, avant son rappel à Dieu, avoir l’opportunité d’effectuer ce voyage sacré.

Au-delà des rites religieux, Sanogo Issa explique avoir découvert une véritable école de l’humilité. Il évoque notamment le séjour à Mina, où des millions de pèlerins vivent dans les mêmes conditions, sans distinction de rang social.

« Là-bas, il n’y a ni ministre, ni député, ni chef d’entreprise. Tout le monde dort à même le sol, partage les mêmes repas et accomplit les mêmes rites. Devant Dieu, nous sommes tous égaux », souligne-t-il.

Selon lui, cette réalité bouleverse profondément la perception que l’on peut avoir de la réussite et du pouvoir. « Lorsqu’on revient de La Mecque, on comprend que la vraie richesse réside dans les bonnes actions et non dans les biens matériels », confie-t-il.

Pour le responsable syndical, le principal enseignement de ce pèlerinage reste l’amour du prochain. « Dieu nous demande d’être humains, de nous aimer, de nous respecter et de venir en aide aux plus démunis. La vie est courte, mais nos œuvres nous survivront », insiste-t-il.

Cette prise de conscience a profondément changé sa manière de voir ses responsabilités.

« J’ai l’impression de renaître. Ce n’est plus le Sanogo Issa que les gens connaissaient avant le pèlerinage. Dieu nous offre une nouvelle chance et c’est à chacun de préserver cette grâce par ses actes », affirme-t-il avec conviction.

En tant que premier responsable d’une organisation regroupant les conducteurs professionnels, Sanogo Issa n’a pas oublié son secteur d’activité dans ses prières. Il dit avoir particulièrement intercédé en faveur des jeunes chauffeurs, confrontés à des responsabilités de plus en plus importantes.

« Aujourd’hui, de très jeunes conducteurs prennent le volant de remorques ou d’autocars transportant des dizaines de passagers. J’ai demandé à Dieu de leur accorder la sagesse, la prudence et le sens des responsabilités, car transporter des vies humaines est une mission sacrée », explique-t-il.

Le président du Conseil supérieur des conducteurs professionnels de Côte d’Ivoire a également salué les efforts consentis par les autorités ivoiriennes pour améliorer les conditions du Hadj.

Selon lui, les pèlerins ivoiriens bénéficient aujourd’hui d’une organisation exemplaire, tant au niveau de l’hébergement que de la restauration, de l’assistance médicale et de l’encadrement.

« J’ai aussi prié pour le Président de la République. Grâce aux efforts de l’État, les pèlerins ivoiriens sont aujourd’hui très bien accueillis et notre pays est respecté en Arabie saoudite », a-t-il déclaré.

S’adressant aux fidèles qui nourrissent le projet d’accomplir le Hadj, Sanogo Issa les invite à ne pas attendre. « Dès que Dieu vous en donne les moyens, partez. Mais préparez-vous également physiquement, car le pèlerinage demande beaucoup d’endurance. Avec une bonne santé et une foi sincère, cette expérience devient une source immense de bonheur spirituel », conseille-t-il.

Enfin, l’homme syndicaliste a lancé un vibrant appel à tous les habitants de la Côte d’Ivoire.

« Sans paix, il n’y a pas de développement. Nous avons connu des moments difficiles et nous savons aujourd’hui combien la paix est précieuse. J’invite tous les Ivoiriens et tous ceux qui vivent sur cette terre à cultiver l’amour, la solidarité et le respect mutuel. C’est cette fraternité qui fait la force de notre pays et attire la bénédiction de Dieu », conclut-il.

À travers ce témoignage empreint de foi et de sagesse, Sanogo Issa rappelle que le pèlerinage à La Mecque ne se limite pas à l’accomplissement d’un rite religieux. Il constitue une véritable école de vie, invitant chaque croyant à revenir meilleur, plus humble et davantage engagé au service des autres.

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