Côte d’Ivoire : Coopération Sud-Sud et transformation éducative, « La coopération ivoiro-centrafricaine prend le virage du numérique »
Ce mercredi 17 juin 2026, la Côte d’Ivoire et la République centrafricaine ont franchi ce vendredi une étape décisive dans le renforcement de leur coopération éducative. La signature d’un accord-cadre historique et une visite de travail de haut niveau au bureau de l’UNICEF marquent l’ambition commune des deux pays de placer l’innovation technologique et les nouvelles dynamiques de communication au cœur de la refonte de leurs systèmes d’apprentissage.

La signature d’accord-cadre de coopération, prévu pour le vendredi 19 juin 2026 avec une durée de dix ans, sera paraphé à Abidjan entre le gouvernement ivoirien, représenté par M. N’Guessan KOFFI, ministre de l’éducation nationale, de l’alphabétisation et de la Formation technique, et son homologue centrafricain, M. Aurélien Simplice ZINGAS, ministre d’État, ministre de l’Éducation Nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement Technique. Ce bilatéral vise à établir un cadre d’échanges pour relever les défis communs liés à l’accès, à l’équité et à la qualité de l’enseignement, en s’appuyant notamment sur le partage d’outils d’ingénierie pédagogique, la formation des formateurs et le renforcement des cantines scolaires.
En marge de cette signature, la délégation centrafricaine a accordé une audience de travail stratégique à l’équipe du bureau de l’UNICEF Côte d’Ivoire, dirigée par son représentant résident, M. Jean-François Basse. Cette rencontre a permis de présenter l’expérience ivoirienne en matière d’innovations technologiques et de communication appliquées au secteur éducatif.

Les discussions ont mis en lumière trois leviers majeurs :
- La digitalisation des outils de communication pédagogique, avec l’intégration de plateformes interactives qui transforment la diffusion des savoirs et facilitent le suivi des élèves en temps réel;
- Des campagnes de communication de masse innovantes pour l’inclusion, déployées pour briser les barrières socioculturelles, promouvoir la scolarisation des filles et mobiliser les parents ;
- Des dispositifs techniques adaptés aux zones non connectées, comme la DigiBox, qui permettent de vulgariser des contenus éducatifs dans les régions les plus reculées, garantissant ainsi que l’accès au savoir atteigne chaque enfant, sans exclusion.
M. Jean-François Basse a souligné : « Pour opérer une véritable transformation de l’éducation en Afrique, il est indispensable d’associer l’innovation pédagogique à des stratégies de communication modernes, percutantes et inclusives. C’est cette expertise holistique que nous sommes honorés de partager avec la République centrafricaine. »

Les échanges entre le ministère centrafricain et les experts de l’UNICEF ont ouvert des perspectives concrètes de réplication de ces bonnes pratiques en RCA. M. Aurélien Simplice ZINGAS a salué cette approche novatrice : « Ce que nous avons observé aujourd’hui avec l’UNICEF Côte d’Ivoire en matière d’innovations technologiques et de communication pour le secteur de l’éducation est une véritable source d’inspiration. En transposant ces stratégies chez nous, nous pourrons surmonter nos défis d’accès à l’information en milieu rural, encourager le retour des enfants à l’école et renforcer le pacte de confiance entre le système éducatif et les familles. »
Cette synergie d’actions démontre que la digitalisation de l’apprentissage et l’innovation dans les stratégies de communication constituent désormais des clés de voûte pour bâtir une école africaine performante, inclusive et connectée aux réalités du continent. Elle s’inscrit dans une dynamique plus large de coopération Sud-Sud, où la Côte d’Ivoire partage son expertise acquise grâce à des programmes majeurs tels que le Programme d’Appui à la Transformation de l’Éducation de Base (PATEB) et le Programme de Renforcement du Système Éducatif de Base (PRSEB), tous deux appuyés par des financements du Partenariat Mondial pour l’Éducation (GPE) et mis en œuvre avec l’UNICEF.
Avec ce nouvel accord, les deux pays réaffirment leur volonté commune de faire de l’éducation un levier prioritaire de développement et de transformation sociale en Afrique.



