Côte d’Ivoire : Clôture du sommet des filles adolescentes 2026, « Un plan d’action historique et des garçons comme alliés »

Le Palace Hôtel de Yamoussoukro a vibré, ce vendredi, au rythme des dernières prises de parole du Sommet des Filles Adolescentes 2026. Après quatre jours de travaux intenses, la cérémonie de clôture a marqué l’aboutissement d’une rencontre inédite placée sous le thème : « Nos voix comptent : les adolescentes africaines co-créent des solutions pour faire progresser l’égalité, l’équité entre les sexes et les droits humains ».

Présidé par le Ministre délégué chargé de l’enseignement technique, Monsieur Jean-Louis Moulot, et en présence des représentants résidents de l’UNICEF, Jean François Basse, et de l’UNESCO, Mame Diop, ce sommet a tenu toutes ses promesses : offrir un espace sûr et porteur de sens à des centaines de jeunes venues des quatre coins du continent.

Pendant quatre jours, du 31 mars au 3 avril, 250 participants, adolescentes, garçons, jeunes, représentants de la société civile, gouvernements, bailleurs de fonds et leaders communautaires ont partagé leurs histoires, bousculé les normes de genre et construit une solidarité nouvelle.

Venues de 20 pays africains (Ouest, Centre, Est, Sud et Nord), ces jeunes ont travaillé aux côtés de plus de 30 organisations, dont des ONG locales et internationales, ainsi que des agences onusiennes comme l’UNICEF, le FNUAP et l’UNESCO. L’originalité du dispositif ? Une approche participative où les adolescentes et les garçons eux-mêmes ont planifié et exécuté le sommet, accompagnés par le Global Fund for Children (GFC) et ses partenaires.

L’un des marqueurs forts de ce sommet réside dans l’inclusion intentionnelle des garçons comme alliés du mouvement pour la justice de genre. Comme l’ont rappelé les organisateurs : « L’inégalité de genre est une question de société et non un problème de filles et la résoudre exige la pleine participation de tous les genres. »

Prenant la parole pour la clôture, Monsieur Jean-Louis Moulot a salué l’énergie et la richesse des échanges. Il a tenu à réaffirmer la vision du Président Alassane Ouattara : faire de la jeunesse une force, non un défi.

« Cette rencontre nous rappelle que les adolescentes ne doivent pas être considérées uniquement comme des bénéficiaires des politiques publiques, mais surtout comme de véritables acteurs du changement », a-t-il déclaré.

Le ministre a également annoncé plusieurs mesures concrètes de son département en faveur des jeunes filles dans l’enseignement technique :

  • Discrimination positive pour l’attribution des bourses,
  • Collaboration avec des ONG promouvant les filles dans les filières STEM,
  • Création d’un cadre favorable luttant contre les discriminations et les violences basées sur le genre.

Il a par ailleurs fixé un cap ambitieux : faire passer le taux d’orientation vers les filières techniques de 5 % à 15 % à l’horizon 2030.

Point d’orgue du sommet, l’adoption du Plan d’action des adolescents et des jeunes pour accélérer la justice et les droits de genre (2026-2028). Ce document, coconstruit par plus de 200 jeunes, détaille leur vision, leurs engagements et les soutiens attendus des gouvernements, des Nations Unies, de la société civile, des bailleurs et du secteur privé.

Leur vision, Des sociétés où chaque fille et chaque garçon a accès à une éducation de qualité, vit à l’abri de la violence, est écouté et pleinement impliqué dans les décisions qui affectent sa vie.

Leur message collectif: « Nous ne sommes pas seulement l’avenir nous sommes des leaders aujourd’hui. »

Avant de déclarer clos le sommet, Jean-Louis Moulot a lancé un vibrant appel aux adolescentes présentes : « Je vous encourage à toujours oser prendre votre place, à cultiver votre curiosité, à faire preuve d’audace et à ne jamais avoir peur de rêver grand. Chaque idée que vous partagez, chaque projet que vous entreprenez, a le pouvoir de transformer votre communauté et, à terme, notre pays tout entier. »

Sur ces mots, le rideau est tombé sur cette édition 2026. Mais pour les milliers de jeunes filles et garçons repartis dans leurs 20 pays, c’est bien une nouvelle dynamique continentale qui s’ouvre : celle d’une Afrique égalitaire, bâtie avec et pour sa jeunesse.

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