Côte d’Ivoire : Affaire Débordo Leekunfa, « DJ Lewis implore le pardon des plaignants et demande une seconde chance aux autorités judiciaires pour un dénouement heureux de cette crise »

Les réactions des artistes musiciens, auteurs et compositeurs ivoiriens ne cessent de monter après l’arrestation de l’artiste Débordo Leeunfa.

La dernière réaction est celle de DJ Lewis dont Ivoirnews24.net vous propose l’intégralité.

« Je prends la parole aujourd’hui en tant qu’artiste, collègue et frère dans le milieu culturel pour adresser un message de paix autour de la situation concernant Debordo Leekunfa, actuellement déféré devant le parquet.

Dans notre milieu artistique, il arrive parfois des quiproquos entre artistes, promoteurs, opérateurs culturels. Ce sont des réalités de notre travail : pression, émotions fortes, malentendus… et parfois les choses peuvent déraper et se retrouver étalées sur la place publique.

Je voudrais d’abord dire ceci :

Je comprends la douleur et le sentiment des plaignants.

Si des mots ont blessé ou si des comportements ont dépassé les limites, je demande humblement pardon en tant que collègue. Nous devons toujours rechercher le dialogue et le respect, même dans la tension.

Concernant Debordo, je connais l’homme.

Ce n’est pas quelqu’un de mauvais. Parfois sa communication prend des écarts, on le sait tous, et souvent c’est le côté Leekunfa – le personnage – qui le fatigue. Mais l’homme derrière, lui, a un bon fond.

Et je suis convaincu que cette épreuve lui a permis de mesurer l’impact de ses paroles et de ses actes. Il saura adopter une posture beaucoup plus posée et responsable.

Je me tourne avec humilité vers les juges, les autorités, la Cour, ainsi que toutes les personnes impliquées :

Nous savons que la justice fait son travail, avec impartialité et rigueur.

Je demande simplement, avec respect, un regard d’indulgence, une seconde chance pour un artiste qui a encore la possibilité de mieux faire, de montrer une évolution et de contribuer positivement.

Debordo n’est pas au-dessus des lois, et il le sait.

Mais comme tout citoyen qui reconnaît ses erreurs, il mérite que l’on accompagne cette prise de conscience.

Chers frères et sœurs, calmons-nous.

Restons dans la paix, évitons d’envenimer les choses.

Le plus important, c’est la réparation, la compréhension et l’apaisement.

Courage à toi mon frère Debordo.

Et respect à la justice et aux autorités de notre pays. »

Jean-Jacques Prévert Lorougnon

Journaliste d'Investigation, Développeur Web et Programmeur, Directeur de Publication

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