Côte d’Ivoire : SIREXE 2026, « Deux chefs d’État, 350 exposants et 60 000 visiteurs attendus à Abidjan »
Le Commissariat Général a dévoilé, ce samedi 7 novembre 2026 à Abidjan-Plateau, les ambitions, les innovations et le programme d’une édition qui se veut plus grande que la première : 11 000 m² d’exposition, 350 exposants, près de 40 délégations ministérielles et deux chefs d’État à la cérémonie d’ouverture.

À onze jours de l’ouverture, le Commissariat Général du Salon International des Ressources Extractives et de l’Énergie (SIREXE) a organisé une conférence de presse ce samedi 7 novembre 2026, au 20e étage de l’immeuble SCIAM, à Abidjan/Plateau. Les organisateurs y ont présenté les grandes articulations de la 2e édition, qui se tiendra du 18 au 22 novembre 2026 au Parc des Expositions d’Abidjan.
Placé sous le Haut Patronage du Président de la République, Alassane Ouattara, le salon réunira les acteurs des secteurs minier, pétrolier et énergétique. Il se déroulera sous le thème : « Industries extractives et énergétiques : quelles infrastructures pour soutenir le développement économique en Afrique ? ».
Dans son discours, la Commissaire Général du SIREXE, Mme Mireille Niango épouse Aka, a expliqué que cette rencontre visait à présenter les ambitions de l’édition 2026, mais surtout à mobiliser et fédérer les médias autour de l’événement. Selon elle, les journalistes portent la voix des organisateurs auprès des populations et, à travers eux, des partenaires institutionnels et des acteurs économiques. Elle a demandé à la presse de vulgariser les enjeux de ces trois secteurs, encore méconnus du grand public, dans un langage accessible.

Le salon traduit, a-t-elle rappelé, l’ambition du gouvernement ivoirien de faire des mines, du pétrole et de l’énergie de véritables moteurs de développement économique. Après une première édition en 2024 qui a accueilli près de 50 000 visiteurs, le SIREXE 2026 veut consolider la position de la Côte d’Ivoire comme plateforme africaine de référence pour les industries extractives et énergétiques. Les organisateurs visent aussi :
- Les échanges et les partenariats stratégiques ;
- La mobilisation des investissements ;
- La transformation locale des ressources naturelles et la création de valeur ajoutée ;
- La promotion de l’innovation, de l’entrepreneuriat et de l’emploi, notamment des jeunes ;
- Une exploitation responsable et durable des ressources africaines.
« Notre ambition est claire », a-t-elle indiqué : faire en sorte que les richesses du sous-sol et le potentiel énergétique se traduisent davantage en infrastructures, en industrie, en emplois et en prospérité pour les populations.
La cérémonie d’ouverture réunira le Président Alassane Ouattara et son homologue du Botswana, Duma Boko. Près de 40 délégations ministérielles sont attendues, contre 26 lors de la précédente édition. À ce jour, 36 confirmations ont été enregistrées, en provenance de 23 pays.
Après la Norvège en 2024, le Botswana est le pays à l’honneur. Mme Niango a souligné que ce pays est l’un des plus grands producteurs de diamants au monde et qu’il dispose d’un modèle de gouvernance qui a permis à sa population de profiter de ses richesses minérales. La Côte d’Ivoire, qui enregistre d’importantes découvertes dans les hydrocarbures et dans le secteur minier, entend s’en inspirer. Une journée dédiée au Botswana permettra à ce pays de présenter son modèle économique.
LaCommissaire Général a exprimé le souhait que le salon débouche sur une meilleure coopération avec le Botswana et d’autres pays africains.

Pour la Commissaire Générale, le thème répond à une problématique fondamentale : l’Afrique dispose d’importantes ressources, mais leur valorisation exige des infrastructures adaptées, performantes et durables. « Il ne suffit plus de disposer de ressources naturelles », a-t-elle affirmé ; encore faut-il pouvoir les exploiter, les transformer, les transporter et les valoriser dans des conditions compétitives. Les échanges aborderont aussi la transition énergétique, en tenant compte des réalités économiques et des priorités de développement des pays africains.
Sur cinq jours, le salon propose des activités adaptées à chaque public :
Décideurs, investisseurs et professionnels : une conférence inaugurale de haut niveau sur les tensions géopolitiques actuelles et leurs implications pour le monde et l’Afrique, des sessions scientifiques, des rencontres professionnelles, des expositions et la journée dédiée au Botswana ;
Jeunes et étudiants : des ateliers métiers, des démonstrations pratiques, une journée carrière prévue le samedi matin et un concours ;
Grand public : la découverte des entreprises et des visites de stands.
Mme M. José Assouhan, directrice générale adjointe de l’agence 2A Consulting, a détaillé les chiffres de cette édition. La surface d’exposition passe de 7 000 m² en 2024 à 11 000 m². Le salon accueillera 350 exposants venus du monde entier, répartis dans des pavillons thématiques qui présenteront toute la chaîne de valeur mines-pétrole-énergie. Les organisateurs attendent plus de 60 000 visiteurs, contre 50 000 en 2024, et 6 000 professionnels, ivoiriens et étrangers. Elle a également remercié les sponsors et partenaires de l’événement, et insisté sur la volonté du ministère des Mines, du Pétrole et de l’Énergie que les Ivoiriens s’approprient ces secteurs et y voient une opportunité d’emploi.

Cette édition introduit deux nouveautés. SIREXE Invest est une plateforme destinée à rapprocher porteurs de projets et investisseurs. Selon Mme Assouhan, environ 80 projets y sont déjà postés. Sans avancer de montant précis, car les financements sont souvent échelonnés, elle a indiqué que leur valeur cumulée dépasse plusieurs milliards de francs CFA. Elle a précisé que les besoins d’investissement se concentrent surtout dans l’énergie, l’électricité et les énergies renouvelables, base de l’industrie.
La Commissaire Générale a expliqué que cette plateforme répond à une logique commune aux trois secteurs, qui exigent des investissements très lourds.
Pendant le salon, des projets encore méconnus seront présentés et challengés devant des structures de financement et des banques ivoiriennes et africaines.
L’objectif est que le SIREXE ne soit pas seulement un lieu de réflexion, mais un outil d’exécution. Elle a invité investisseurs et porteurs de projets à s’inscrire sur la plateforme.
Les SIREXE Awards, eux, entendent célébrer l’excellence et récompenser les performances remarquables dans les secteurs des mines, du pétrole et de l’énergie, afin de promouvoir les bonnes pratiques.

Au programme de l’après-midi suivant la cérémonie d’ouverture figure la présentation de la Banque africaine de l’énergie. Mme Niango l’a décrite comme une institution « portée par des Africains » pour soutenir des projets très lourds, que l’Afrique voit parfois refusés par l’Occident. Pour elle, c’est « un éveil » : le développement du continent passe d’abord par les Africains eux-mêmes.
Pour terminer, la Commissaire Générale a invité professionnels, investisseurs et jeunes à prendre part au rendez-vous. « Le défi de l’Afrique n’est pas seulement de produire davantage, mais de transformer davantage », a-t-elle déclaré, estimant que le SIREXE 2026 est l’affaire de tous.
Elle a remercié la presse pour son rôle en 2024 et compte sur elle pour porter cette deuxième édition encore plus loin », afin de montrer à l’Afrique le talent et le savoir-faire d’une Côte d’Ivoire qui « sait vendre son pays.



