France : Blocage des Lycées, la situation dégénère et s’étend aux Universités, « 400 établissements fermés, 40 proviseurs blessés et 1793 personnes placées en garde à vue »
En France, les manifestations des lycéens se durcis de jour en jour malgré les appels au calme et même les arrestations en cours dans plusieurs villes du pays.
Débuté il y a un peu plus de dix jours, la mobilisation des élèves se poursuit ce vendredi 2 octobre avec à la clé, le blocage des lycées.
Le gouvernement Français a annoncé la fermeture de 400 établissements à travers le pays, devant lesquels le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, a déclaré qu’il était interdit de manifester.
La veille, quelque 900 actions ont été recensées dans la journée à travers la France. Le mouvement s’est également étendu aux étudiants et aux universités.
Près de 2 000 personnes ont été interpellées depuis le début de la mobilisation et 1 793 ont été placées en garde à vue depuis le 28 septembre, à la suite de débordements liés aux blocages. Le ministre de la Justice Gérald Darmanin a demandé aux procureurs généraux une grande fermeté dans la réponse pénale envers les auteurs de ces faits.
Invité sur BFMTV ce vendredi, le ministre de l’Éducation nationale, Edouard Geffray, a déclaré que 40 proviseurs avaient été blessés lors de débordements en marge de plusieurs mobilisations lycéennes.
Face à la situation, le Premier ministre Sébastien Lecornu a présidé une cellule interministérielle de crise jeudi 1er octobre. À son issue, Matignon a estimé que le mouvement avait basculé vers des « violences urbaines » et affirmé, en s’appuyant sur les services de renseignement, que « LFI et ses proxys de l’ultra-gauche » étaient « à l’origine du mouvement ». Le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a appelé jeudi les élèves mobilisés à n’utiliser « que des méthodes de lutte non-violentes ».



