Côte d’Ivoire : Festival Sicogi mon histoire, « Koumassi attend 30 000 festivaliers pour une édition dédiée à la paix et à la cohésion sociale »
La conférence de presse de lancement s’est tenue ce mercredi 5 août au foyer des jeunes de Koumassi, en présence des autorités et des partenaires médias. L’événement est placé sous le haut patronage du ministre gouverneur du District autonome d’Abidjan.

La commune de Koumassi s’apprête à vibrer au rythme de la culture et du vivre-ensemble. La 4e édition du festival « Sicogi mon histoire » se tiendra du 14 au 16 août 2026 sur l’esplanade de l’hôtel communal de Koumassi. L’annonce a été faite ce mercredi 5 août lors d’une conférence de presse au foyer des jeunes de la commune, en présence des représentants du District autonome d’Abidjan, de la mairie et du ministère de la Culture.
Placé sous le signe de la célébration communautaire et de la cohésion sociale, cet événement rendra cette année un hommage particulier au capitaine Gadji Celi, figure emblématique de la musique ivoirienne et ancien footballeur, originaire de Koumassi.
Pendant trois jours, le festival proposera une programmation éclectique mêlant concerts live, conférences, activités culturelles et sportives. Le public pourra assister aux prestations de l’Orchestre Rumba live, de l’Orchestre Zouglou live, ainsi qu’à une ambiance Woyo et de nombreux autres artistes. La chanteuse Rosely Laau (également connue sous le nom de Roseline Layo) a confirmé sa présence le samedi 15 août pour une prestation 100 % live.
Parmi les nouveautés de cette édition, un Championnat de Ligue de Maracana doté d’une enveloppe de 300 000 FCFA pour l’équipe vainqueur, ainsi qu’un concours culinaire mettant en valeur les talents gastronomiques locaux. Une randonnée pédestre, organisée en partenariat avec la Fédération ivoirienne d’athlétisme (FIA), remplace le traditionnel test sportif. Un grand défilé avec fanfare à travers les quartiers de Koumassi est également prévu.

Pour le commissaire général du festival, Joël Assi kaudhjis, alias Jo Papy, l’ambition dépasse le simple cadre festif : « “Koumassi, Mon Histoire” est une véritable plateforme de cohésion sociale, d’insertion et de réinsertion des jeunes. Il contribue également au développement de notre communauté. » Il a rappelé l’importance de transmettre aux générations futures les valeurs de respect, de solidarité et de vivre-ensemble.
Dans un contexte marqué par des tensions intercommunautaires dans certaines localités, le festival veut porter une autre image : « celle d’une communauté où l’on accueille son frère avec une accolade plutôt qu’avec la violence », a insisté le commissaire général, qui se revendique fièrement fils d’un ancien chauffeur de bus de la SOTRA et d’une vendeuse.
Fort de l’expérience des trois premières éditions, les organisateurs ont mis l’accent sur une organisation renforcée et une meilleure visibilité médiatique grâce à de nouveaux partenaires. L’édition 2025, malgré quelques imprévus logistiques, avait été un succès. Pour 2026, le site du festival, aménagé sur plus de 500 mètres de long, devrait accueillir près de 10 000 personnes par jour, soit environ 30 000 festivaliers sur les trois jours.

Le commissaire général a lancé un appel aux médias pour relayer largement ce message de paix et de fraternité, et a invité l’ensemble de la population, y compris la diaspora, à venir célébrer l’histoire et l’identité de Koumassi.
« Pendant ces trois jours, nous célébrerons notre jeunesse, nos femmes, notre culture et notre histoire dans une ambiance fraternelle, conviviale et festive », a-t-il conclu.



