Inde : A New Delhi, des milliers de diplômés exigent le départ du ministre de l’Éducation, suite aux fraudes massives aux derniers examens nationaux

Dans la capitale indienne, le paysage urbain était pratiquement verrouillé, surtout autour du Parlement, où des rangées de barrières policières coupent les avenues et paralysent la circulation. Les jeunes convergeaient par petits groupes, bravant l’interdiction de manifester prononcée dès dimanche 19 juillet par la police, rapporte notre correspondant à New Delhi, Abdoollah Earally.

Parmi eux, de nombreux diplômés brandissaient des pancartes pour réclamer le départ du ministre de l’Éducation, après les fraudes massives aux derniers examens nationaux. Porté par une génération Z très présente dans la rue, le mouvement s’inscrit dans une contestation qui dure depuis un mois.

Déployées en nombre, les forces de l’ordre ont chargé les manifestants à coups de matraque près de l’esplanade de la capitale où ils étaient rassemblés.

Le climat s’est encore alourdi après l’évacuation brutale, samedi 18 juillet, de l’activiste Sonam Wangchuk, 59 ans, du lieu de manifestation. Selon la police, il a été conduit dans un hôpital de la capitale, conformément à une décision de justice, en raison de « la détérioration de son état de santé ».

La colère de la génération Z a balayé la peur de la répression. Les protestataires sont plus nombreux aujourd’hui qu’au début du mouvement : la police estime leur nombre à environ 8 000, contre quelques centaines il y a un mois.

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