Côte d’Ivoire : Sciences et innovation féminines, « Le CESEC engage la science féminine pour le développement durable »
Les 22 et 23 avril 2026, l’Université Nangui Abrogoua (UNA) d’Abidjan accueille le Colloque international des femmes enseignantes chercheuses. Placé sous le thème « Sciences et innovation au service de la société : construire un avenir durable », l’événement bénéficie du soutien de poids du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC). Son représentant, Ali Badarah Konaté, explique pourquoi cette cause est devenue une priorité nationale.

Pendant deux jours, l’Université Nangui Abrogoua vibre au rythme des échanges entre chercheuses, enseignantes et expertes venues de toute la sous-région. Objectif : faire des sciences et de l’innovation les piliers d’un avenir durable pour la Côte d’Ivoire et l’Afrique. Mais derrière ces femmes en blouses blanches et aux tableaux remplis de données, une institution majeure a choisi d’apporter sa caution : le CESEC.
Présent à la cérémonie, Ali Badarah Konaté, conseiller économique, social, environnemental et culturel et secrétaire de bureau du CESEC, représentait le haut patron de l’instance, le Dr Aka Eugène Aouelé. Interrogé sur les raisons de cet engagement, il a d’abord rappelé la vocation du CESEC : « Le CESEC est une chambre d’espoir. C’est le creuset de tout ce que la Côte d’Ivoire compte comme expertise dans les domaines les plus pointus. »
Selon lui, le président Aka Aouelé a toujours accompagné les initiatives tournées vers la construction d’un avenir durable. « La preuve, au moment où nous parlons, ces femmes mènent un colloque sur la science et l’innovation le centre par excellence de ce thème, mêlant science, innovation et réalité. Nous nous associons donc à toute initiative qui va dans le sens de la création d’un avenir durable pour notre pays. »
Mais au-delà du sujet, c’est la place des femmes dans les sciences qui a ému le représentant du CESEC. « Le président Aka Aouelé a toujours été sensible à la cause des femmes. Et vous savez, je l’ai dit dans mon propos : les femmes sont la mère des sciences. Les scientifiques ont tous eu une mère, et ce sont ces femmes qui leur ont inculqué le goût de la science dès l’enfance, car elles éduquent par essence les enfants et la nation. »

Pour Ali Badarah Konaté, disposer en Côte d’Ivoire de femmes chercheuses organisées en association est « une véritable chance ». Il lie cet atout aux ambitions nationales. « Que ce soit dans le Plan de développement stratégique 2030 ou dans la vision du chef de l’État, Son Excellence Alassane Ouattara, de faire de la Côte d’Ivoire une grande nation, cela ne peut pas aller sans la peau des femmes, ni sans la connaissance fine des enjeux d’aujourd’hui et de demain. Ces enjeux, c’est la numérisation, la digitalisation de notre société. »
L’impact dépasse le cercle des chercheuses. En voyant ces femmes s’intéresser à la science à un haut niveau, « cela va aussi impacter les jeunes filles des collèges, des lycées et même de l’école primaire », a-t-il souligné.
Pendant deux jours, communications, ateliers et tables rondes rythmeront ce colloque international. Les femmes enseignantes chercheuses de l’UNA et leurs invitées entendent bien montrer que l’innovation durable ne se fera pas sans elles et que le CESEC est à leurs côtés pour le faire savoir.



