Côte d’Ivoire : Divana Immobilier lance une vaste campagne de salubrité à Yopougon, « Nos rues ne sont pas des poubelles »
Ce samedi 07 février 2026, l’espace Figayo de Yopougon a vibré d’une énergie citoyenne singulière. L’entreprise Divana Immobilier y a donné le coup d’envoi de sa première campagne de sensibilisation citoyenne à la ville propre, une initiative ambitieuse visant à mobiliser les populations autour de la salubrité, la gestion des déchets et la protection de l’environnement.

Cette opération, qui s’inscrit explicitement dans la vision des autorités ivoiriennes en matière de développement durable et de civisme, a rassemblé une coalition d’acteurs déterminés : employés de l’entreprise, jeunes du Service Civique National, associations environnementales et représentants de la mairie, main dans la main pour assainir certains des axes les plus fréquentés de la commune.
Mme Élodie Kouassi, Directrice Générale de Divana Immobilier, a planté le décor en exposant la philosophie de l’action. « Notre pays est en train de progresser avec les voies, les ponts, les routes. Nous devons entretenir ces infrastructures », a-t-elle déclaré. L’objectif est clair : sensibiliser la population à leur préservation et enchaîner l’image du pays.
Le choix de Yopougon comme point de départ n’est pas anodin. « Nous avons démarré à Yopougon parce que c’est la plus grande commune de Côte d’Ivoire », a expliqué Mme Kouassi. Le plan est déjà établi : après Yopougon, la campagne s’étendra à Abobo, Port-Bouët, Koumassi et Cocody, sur une semaine d’opérations intensives. L’ambition chiffrée pour cette première édition est de collecter entre 10 et 20 tonnes de déchets sur les places Figayo, Siporex et Sicogi, principalement des sachets blancs et noirs.

Au-delà du cadre de vie, l’enjeu économique et d’image est souligné. « Nous sommes dans l’immobilier de luxe et la diaspora vient en Côte d’Ivoire. Il faudrait qu’elle voie que le pays est en train d’avancer, de vraiment avoir des développements et que tout est propre », a-t-elle ajouté, faisant le lien direct entre propreté, attractivité et développement.
La force de cette journée résidait dans la diversité des partenaires mobilisés. M. Goli François, encadreur au Service Civique National, est arrivé avec 150 jeunes. « Nous sommes là pour nettoyer les rues, les caniveaux, pour éviter la pollution et les maladies. C’est l’un des buts du service civique pour la jeunesse », a-t-il affirmé, soulignant le rôle pédagogique et civique de l’action.

Du côté de la société civile, M. Diarrassouba Ibrahim, président de l’Unité Écosystème de Côte d’Ivoire (UECI), a apporté une perspective environnementaliste. « Notre but premier, c’est de lutter contre l’insalubrité et aussi donner une seconde vie aux déchets. Tout ce que nous voyons par terre, ce sont des matières premières », a-t-il expliqué, promouvant une vision de valorisation et d’économie circulaire. Il a lancé un appel poignant à un changement de comportement : « Même si vous ne voyez pas de poubelle, gardez votre déchet jusqu’à en trouver une. »
M. Bognan Ange Paul, chargé de communication de Divana Immobilier, a, quant à lui, livré une analyse sans concession à l’origine de l’initiative. « Le constat, c’est de voir aujourd’hui que malheureusement nos quartiers sont transformés en dépotoirs. La propreté n’est pas l’affaire uniquement du gouvernement la population est la plus concernée. », a-t-il dit.
Son intervention a culminé en un appel direct et passionné à la jeunesse ivoirienne. « Le développement marche avec la propreté. Vous ne verrez pas un pays développé qui fait de ses rues un dépotoir public Faisons en sorte que nos ruelles deviennent propres. » Il a martelé le message central de la campagne : « Nos rues ne sont pas des poubelles. Chaque citoyen à son niveau doit jouer son rôle. » Et d’ajouter, avec ambition : « La Côte d’Ivoire peut montrer l’exemple aux nations africaines, que nous sommes capables d’être développés et d’être propres. »

Les organisateurs insistent que cette journée de ramassage n’est qu’une première étape, un coup de projecteur. « Une sensibilisation sans exemple est une sensibilisation qui n’ira pas loin », estime M. Bognan. L’action sur le terrain vise donc à montrer l’exemple concrètement.
Mais la stratégie inclut un volet pérenne. Mme Kouassi a annoncé des actions de suivi, notamment du porte-à-porte, pour aider vraiment le gouvernement à avoir de l’impact. L’objectif final est transformateur : « Qu’au bout de trois mois, six mois, on voit vraiment les résultats. Qu’on arrive vraiment à être à l’aise, à bien respirer dans les communes. »

Alors que les équipes s’activaient, armées de balais, de râteaux et de sacs poubelles, le message semblait déjà prendre racine. Cette initiative privée, en parfaite synergie avec les acteurs publics et associatifs, illustre une prise de conscience grandissante : la ville propre de demain se construit aujourd’hui, par l’engagement de tous, un geste et un déchet ramassé à la fois.



