Egypte-Soudan : Une base aérienne secrète égyptienne en renfort aux forces de l’armée soudanaise contre les combattants des Forces de Soutien Rapide, rapporte le New York Times

Smoke is seen in Khartoum, Sudan, Wednesday, April 19, 2023. Terrified Sudanese are fleeing their homes in the capital Khartoum, witnesses say, after an internationally brokered cease-fire failed and rival forces battled in the capital for a fifth day. (AP Photo/Marwan Ali)/DV101/23109582682865//2304191815

Le New York Times révèle : une base aérienne secrète égyptienne à la pointe de la guerre des drones au Soudan Une base aérienne égyptienne secrète transforme le conflit soudanais en un champ de bataille de haute technologie, alimenté par des intérêts étrangers concurrents.

Situés en bordure du désert occidental, à proximité de vastes exploitations agricoles, des drones militaires décollent au-dessus d’immenses champs de blé, en direction de cibles au Soudan.

Ceci marque un nouveau rôle direct pour l’Égypte dans le conflit, rompant avec son engagement diplomatique de longue date.

D’après des images satellites, des rapports de vol, des vidéos examinées par le New York Times et des entretiens avec des responsables américains, européens et arabes, des drones stationnés en Égypte frappent le Soudan depuis au moins six mois, ciblant les Forces de soutien rapide (FSR), le groupe paramilitaire extrémiste qui combat l’armée soudanaise.

Ces développements coïncident avec un soutien étranger des deux côtés : les Émirats arabes unis fournissent des armes aux Forces de soutien rapide (FSR), tandis que le gouvernement soudanais reçoit une aide de l’Arabie saoudite, du Qatar, de la Turquie, de l’Iran et de la Russie.

Le ministère égyptien des Affaires étrangères et l’armée soudanaise n’ont fait aucun commentaire. Avec l’entrée en guerre directe de l’Égypte, la base secrète aurait reçu des menaces implicites de la part des RSF, ajoutant une nouvelle dimension dangereuse à une guerre qui a détruit des infrastructures et déplacé près de 12 millions de personnes.

La plupart des opérations de combat reposent désormais sur des drones à longue portée, qui lancent des missiles contre les avions de chasse, les convois de ravitaillement et parfois des cibles civiles telles que des mosquées, des hôpitaux et des centrales électriques, tuant des milliers de personnes.

La flambée des cours mondiaux de l’or a alimenté le conflit, finançant à la fois l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR), tandis que la plupart des opérations sont dirigées par des puissances étrangères.

Les FSR utilisent des drones chinois CH-95 à longue portée fournis par les Émirats arabes unis, tandis que l’armée soudanaise s’appuie sur les drones turcs de dernière génération guidés par satellite de Baykar.

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