SOCIÉTÉ

Renouveau de Johannesburg, « Le Rand Club, héritage de l’époque coloniale veut y participer ».

Fondé en 1887 par le colonisateur britannique Cecil Rhodes, il fut un temps un lieu incontournable pour les hommes d’affaires blancs et chercheurs d’or pour conclure des contrats ou socialiser dans le confort feutré d’une bibliothèque ou autour d’un verre au bar en teck de… 31 mètres de long. Mais aujourd’hui Alicia Thompson, femme d’affaires sud-africaine noire, donne une seconde vie au club, qui a échappé de justesse à la fermeture.

A la suite d’un incendie en 2005, le Rand Club ou RC est entré en « hibernation » pendant une dizaine d’années. Désormais, il cherche à séduire des « jeunes gens dynamiques » tout en préservant son héritage. Alicia Thompson, vice-présidente du club, affirme n’avoir pas rencontré le « moindre iota de résistance » pour faire évoluer le club et le faire entrer dans le XXIe siècle.

Ce n’était pourtant pas gagné d’avance.

« J’ai grandi à Johannesburg. J’avais l’habitude de voir ce bâtiment dans lequel je n’avais pas le droit d’entrer », se rappelle la quadra. « C’était comme une tour d’ivoire, sacrée, et je n’avais pas la moindre idée ce qui se passait à l’intérieur. Et puis j’ai assisté ici à un mariage ici en 2010 et je n’arrivais pas à croire que cette perle nous ait été cachée ». De JeuneAfrique.com