Côte d’Ivoire : Après sa sortie dans Jeune Afrique, « Emmanuel Macron attaqué par l’opposition ivoirienne »

Depuis la publication de l’entretien accordé par le Président Français Emmanuel Macron, aux confrères de Jeune Afrique, l’opposition ivoirienne est dans tous ses états.

De façon unanime, les cadres de l’opposition et plus particulièrement les partisans de l’ex-président de l’Assemblée Nationale Guillaume Kigbafori Soro, qui a été indexé par le Président Français, comme étant un déstabilisateur, ont accusés Emmanuel Macron de s’être ingéré dans une situation dans laquelle, son silence aurait été mieux que sa déclaration.

Me Affoussiata Bamba Lamine, Cadre de Génération et Peuples Solidaires (GPS), n’est pas passé par quatre chemin. « Non, Monsieur Macron, il aurait mieux valu ne rien dire, s’agissant de la situation ivoirienne et de vous abriter hypocritement derrière le concept flou de non-ingérence ! ». A-t-elle écrit, via son compte Twitter.

Selon l’analyste politique Soro Séydou, c’est  un sentiment de révolte qui l’anime, « Un sentiment de révolte m’anime quand je lis cette Interview. La France, la patrie supposée des droits de l’homme et de la démocratie, se plaît à maintenir dans la minorité politique et économique tout un continent ». A-t-il écrit avant de s’interroger, « À qui la faute? ».

Les attaques contre le Président Français se poursuivent sur les réseaux sociaux. Pour certains, internautes, Emmanuel Macron, a décidé d’opter pour une guerre civile en Côte d’Ivoire, en encourageant le Troisième mandat  du Président Alassane Ouattara.

Quant à lui, Guillaume Soro n’a pas voulu commenter les propos du Président Macron à son endroit. Il est certain sur une chose, c’est  que  personne ne pourra l’obliger à admettre le troisième mandat du président Ouattara,

« La stabilité de la CI ne réside pas dans le maintien d’un monarque au pouvoir. Le seul antidote à l’instabilité demeure la démocratie donc le respect de la constitution ivoirienne. Personne ne m’obligera à admettre que Ouattara est dans son droit de violer la constitution ». A Twitté le Président de GPS.

Malgré l’entretien et  la position du président Français Emmanuel Macron, l’opposition annonce des actions à compter  de ce samedi et  promet continuer la lutte contre le troisième mandat de Ouattara.

Nous y reviendrons.

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